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Compte-rendu
Après un conseil d’installation en mars, juste après les municipales de 2026, le conseil municipal du 9 avril marquait le retour aux affaires. Enfin presque, puisque la majeure partie de la séance a été consacrée à la désignation des représentants au sein des commissions (logement, transition écologique, etc.) et d’autres instances (CCAS, centre social, etc.).
Baisse des indemnités
Il s’agissait également du conseil au cours duquel ont été détaillées les indemnités des élus, dont « le calcul, digne de Polytechnique, s’est complexifié depuis 2020 », dixit Nicolas Bouche.
En partie indexées sur la DSU (Dotation de solidarité urbaine), que la Ville ne perçoit plus, les indemnités sont en baisse. Jusqu’à présent, l’enveloppe globale s’élevait à 340 000 €, mais elle diminue de 24 %.
Ainsi, en 2025, le maire percevait 3 948 € brut ; il percevra 3 137 € en 2026 puis 3 025 € en 2027.
Pour les adjoints, la baisse est similaire : de 1 076 € brut en 2025, les indemnités passent à 916 € en 2026 puis à 804 € en 2027.
Règlement intérieur
François Schmitt, du groupe Lambersart en commun, a proposé un amendement au règlement intérieur : « un vote groupé pour les délibérations ne présentant pas de difficultés, ce qui permettrait de consacrer davantage de temps aux sujets structurants ».
Nicolas Bouche a refusé : « C’est séduisant, mais cela empêche ceux qui suivent le conseil d’avoir connaissance de toutes les délibérations mises au vote. »
Formation
Les élus ont droit à la formation tout au long de leur mandat. Un budget de 10 000 € est alloué à ce sujet. Une somme non figée, qui pourra être abondée si nécessaire.
À noter toutefois que seuls 2 250 € ont été utilisés sur l’ensemble du mandat 2020–mars 2026.
Comme il y a six ans, Nicolas Vandenbusche, DGS, proposera trois samedis matin de formation aux élus souhaitant mieux comprendre le fonctionnement des collectivités territoriales.
Prolongation des fonds de placement
Kacem Lemtiri, adjoint aux finances, a soumis au vote la prolongation de fonds de placement créés en 2023-2024 lors de la vente de terrains rue Nadaud, de véhicules, d’une maison rue des Martyrs-de-la-Résistance ou encore de la Villa des Roses.
Ces placements (1 292 000 €, 132 000 € et 919 000 €) ont rapporté à la ville :
- 21 000 € en 2023
- 56 000 € en 2024
- 53 500 € en 2025
- et pourraient rapporter 43 600 € en 2026
Gontran Guns, de Préservons Lambersart, s’est interrogé : « On parle ici de plusieurs millions, cela fait beaucoup d’argent. Que comptez-vous en faire ? »
Nicolas Bouche a répondu : « Il y a des projets en cours, comme le restaurant scolaire ou la Cabane à grandir. Mais ils ne peuvent pas tous être réalisés en même temps. Ces projets vont se faire et, plutôt que de laisser l’argent en trésorerie, nous le plaçons pour générer des intérêts. Mais dans quelques mois, ces comptes ne seront plus prolongés, lorsque les travaux débuteront. »
Fermetures de classes
La fin du conseil est généralement consacrée aux questions de l’opposition. François Schmitt, de Lambersart en commun et François Kinget, du groupe Pour Lambersart, se sont inquiétés des fermetures de classes dans les écoles Samain et Desrousseaux.
François Kinget accusant à demi-mot la mairie de ne rien faire et « de se cacher derrière des décisions de l’Éducation nationale ».
C’est David Blanquart, élu aux écoles, qui a répondu : « Nous comprenons vos inquiétudes et nous sommes mobilisés. La situation est compliquée : 1 891 postes vont être supprimés en France à la rentrée 2026 pour suivre la baisse des effectifs d’élèves de 2 %, soit 125 000 enfants en moins. L’académie du Nord est la plus touchée avec 245 postes supprimés et 6 000 élèves en moins, soit une baisse de 3,5 %. À Lambersart, neuf classes ont fermé depuis 2020 et quatre ont été rouvertes, ce qui montre que rien n’est définitif. Nous avons pris contact avec l’inspecteur d’académie, mais il y a un principe de réalité.
Pour Samain, nous avons réussi à sauver une classe en 2025. Pour Desrousseaux, nous constatons aujourd’hui une baisse des effectifs à la rentrée estimée à 20 %. Il n’y a en effet que 20 inscriptions en petite section programmée pour 2026 quand habituellement nous tournons autour de 40. Il faudrait une petite trentaine d’inscription pour sauver la classe. Nous agissons en ce sens : nous avons sollicité l’inspecteur le 7 avril, en mettant en avant les projets qui font vivre nos écoles publiques et en développant de nouveaux logements pour attirer des familles. »
Le maire s’est dit « d’accord sur le fond » avec François Schmitt et François Kinget :
« Nous ne sommes pas des victimes consentantes. Il est regrettable que la baisse des effectifs ne permette pas de réduire la taille des classes pour mieux apprendre, mais ce n’est pas le choix du gouvernement. Nous allons nous battre. »