Apprendre la musique en s'amusant
Des élèves de l’école Louise-de-Bettignies apprennent la musique grâce au dispositif Opus de la MEL. Un programme sur trois ans qui révèle les talents de nos jeunes Lambersartois.
Il est 9h30, ce mercredi 25 mars, et Manon, Raphaël et leurs petits camarades, scolarisés en primaire à l’école Louise-de-Bettignies, ne manqueraient pour rien au monde l’une de leurs deux séances hebdomadaires de musique
avec Félix, Typhaine et Édouard. Les encadrants s’étaient d’ailleurs pressés tôt pour accueillir leurs élèves et préparer la salle du centre social Lino-Ventura, un partenaire où se déroulent les cours d’apprentissage du violon et du violoncelle.
Cela se passe dans le cadre du programme Opus, « un dispositif porté par la MEL en partenariat avec la Philharmonie de Paris, qui permet l’accès à l’apprentissage de la musique à des enfants issus des quartiers prioritaires de la politique de la ville de neuf communes du territoire, dont Lambersart », explique Félix, médiateur école/famille au sein du club FCP (Formation Culture Prévention).
C’est en octobre qu’ont commencé les cours dispensés par Typhaine, violoncelliste et professeure à l’école de musique de Lambersart, et par Édouard, violoniste et enseignant au conservatoire de Tourcoing. Ils expliquent que les enfants avaient le choix entre les deux instruments. Après quelques séances, ils se sont fixés sur un instrument.
Apprendre par imitation
Ici, le solfège n’est pas la priorité, du moins pas au début. « Le projet durant trois ans, l’apprentissage se fait par oralité : on peut chanter la mélodie et les gammes. Quant au solfège, il s’apprend petit à petit », souligne Édouard. « Les enfants apprennent par imitation. On leur montre où poser les doigts, comment jouer avec l’archet », indiquent encore les professeurs. Typhaine précise également que « c’est une manière ludique d’apprendre la musique, en échange direct. Le passage à l’écrit interviendra en troisième année ». Autre différence avec l’apprentissage classique : les élèves vont jouer lors d’un vrai concert le 21 juin prochain au Nouveau Siècle à Lille, avec les autres élèves de la métropole, encadrés par des musiciens!
Dans l’esprit du dispositif, les enfants ne sont aucunement mis sous pression : on est ici pour apprendre en s’amusant. Sokaïna, toute souriante, explique qu’elle prend beaucoup de plaisir à venir jouer. Comme beaucoup de ses camarades, elle a choisi le violon « parce qu’il est plus confortable et plus doux à jouer que le violoncelle ». Manon, quant à elle, précise qu’il n’y a que quatre cordes : « C’est plus simple pour apprendre », ce que ne dément pas Raphaël lorsqu’il compare le violoncelle à la guitare. Il leur reste encore quelques mois pour mieux maîtriser leurs instruments.
En revanche, elles et ils connaissent déjà parfaitement le programme : « La Symphonie de Londres, la symphonie de Haydn et quelques chants », de quoi impressionner les parents et les amis.